Le pont de l'Arc-en-ciel

Le pont de l'Arc-en-ciel
Juste à l'entrée du Paradis il est un endroit appelé Pont Arc-en-Ciel.
Ce pont relie le Paradis à la Terre.
Il est ainsi dénommé en raison de ses multiples couleurs.
Juste à l'entrée du Paradis, il y a des prairies, des collines et de verdoyantes vallées pour tous nos tendres amis, afin qu'ils puissent ensemble gambader et jouer.
Lorsqu'un animal meurt et qu'il a été particulièrement cher au coeur de quelqu'un ici-bas, cet animal va au Pont Arc-en-Ciel.
Là-bas, il y a toujours de la nourriture, de l'eau fraîche, du soleil et une brise chaude et printanière .
A nouveau jeunes, les vieilles et frêles créatures,remis à neuf les éclopés.
Tous jouent ensemble toute la journée. Il n'y a qu'une seule chose qui leur manque:ils ne sont pas à côté du maître adoré et sur Terre resté
Aussi, courent-ils et jouent-ils tout le temps,
jusqu'au jour où l'un d'entre eux s'arrête brutalement et se dresse!
Les narines frémissent! Les oreilles se dressent! Les yeux brillent!Et celui-là se sépare alors soudainement de la troupe.
Il vous a vu et lorsque vous vous retrouvez,

vous le prenez dans vos bras pour l'étreindre à nouveau.
Votre visage est couvert de baisers, encore et encore ...
et vous regardez à nouveau dans
les yeux de votre fidèle compagnon.
C'est alors seulement, qu'ensemble,
vous traversez le Pont Arc-en-Ciel,
pour ne plus jamais être séparés.

Image de la SPA de Plaisir
http://spa.de.plaisir.site.voila.fr/
# Posté le mardi 12 juillet 2005 07:28
Modifié le jeudi 27 octobre 2005 06:53

Salauds au coeur tendre!

Salauds au coeur tendre!
Écoutez. Le tuer, j'ai pas le coeur. Alors, je vous lamène. Vous, vous les tuez pas. Vous les sauvez. Un refuge, c'est fait pour ça, pour les sauver. Alors bon, le voilà ! Cest à prendre ou à laisser. Si vous en voulez pas, jirai le perdre dans les bois. Je l'attacherai à un arbre, pour ne pas qu(il me coure derrière, vous savez comment ils sont, paraît qu'il y en a qui ont retrouvé leur maison après des centaines de kilomètres, alors vaut mieux l'attacher et puis se sauver, pas l'entendre crier, c'est trop triste, on n'est pas des bêtes. Bon, vous le prenez, ou vous le prenez pas ? Faut vous décider, j'ai pas que ça à faire, on n'a pas encore fini les bagages.

Évidemment, il ou elle le prend. Quoi faire d'autre ? Le bon salaud le sait bien. Quand on gère un refuge pour animaux, cest qu'on a le coeur tendre, qu'on ne peut absolument pas supporter l'idée qu'une bête souffre, soit abandonnée, perdue, vouée à la piqûre, fatale, ou pis, aux pourvoyeurs des laboratoires. Les pseudos-amis des bêtes qui, lorsque le chien ne veut plus chasser, ou bien est devenu trop vieux, ou bien a osé donner un coup de dent au sale môme qui le harcèle, ou lorsque le mignon chaton offert pour Noël est devenu au 14 juillet, un gros matou qui a son caractère et ne veut plus jouer les nounours en peluche, ou encore lorsque ces gentils compagnons se mettent à être malades et coûtent les yeux de la tête en visites au véto, ces salopards délicats qui décident de les supprimer mais n'ont pas le courage de faire le vilain geste qui tue vont les déposer à la porte du refuge (variantes : ils les jettent par-dessus le grillage, ils enferment dans une boite en carton la chatte miaulante et ses petits...) comme on déposait jadis les nouveaux nés non désirés à la porte des couvents.

Fonder un refuge pour animaux est la pire façon de s'empoisonner la vie. Non seulement cela ne peut pas rapporter d'argent (les abandonneurs ne laissent jamais de quoi acheter un peu de bouffe, cela ne leur vient même pas à l'idée), mais c'est un gouffre financier. Fonder un refuge ne peut être quune action bénévole et précaire, un élan de révolte contre l'indifférence générale devant l'omniprésence de la misère animale. Cest le fait d'âmes sensibles qui mettent sur le même plan toute souffrance, toute angoisse, humaine ou non humaine. La plupart du temps, dans le cas des petits refuges, il s'agit de gens à faibles ressources qui s'épuisent à mener un combat sans fin comme sans espoir, mais qui ne pourraient pas ne pas le mener. Ils sont parfois aidés par de maigres subventions (dans le meilleur des cas), par la générosité de quelques adhérents, mais en général abandonnés à leurs seules ressources personnelles.

Un refuge est vite submergé. Là comme ailleurs, la mode imposée par les éleveurs et la publicité des fabricants d'aliments ont stimulé une frénésie d'achat dont les conséquences sont la versatilité du public et la cupidité des éleveurs et des marchands. La rentabilité exige qu'une femelle d'une race vendeuse ponde et ponde jusquà en crever. On achète par caprice, le caprice passé on est bien emmerdé, et comme on n'est pas des tueurs on se débarrasse, au plus proche refuge. Et là, cest le chantage cynique de tout à l'heure : Vous le prenez ou je vais le perdre. C'est exactement le coup de l'otage à qui le malfrat a mis le couteau sur la carotide : Vous me la donnez la caisse ou je l'égorge.

On ne sait pas assez, même chez ceux qui considèrent l'animal comme un être vivant et souffrant à part entière (je n'aime pas dire amis des bêtes), quelle terrible et décourageante corvée est la gestion d'un refuge quand on dispose de peu de moyens. Pour un animal placé à grand-peine, il en arrive dix, vingt, cent ! Cela vous dévore la vie, vous écrase sous une conviction d'inéluctable impuissance. Beaucoup de petits refuges de province luttent envers et contre tous, ignorés, méprisés, abandonnés à leurs seules ressources, et, cela va de soi, en butte aux sarcasmes des imbéciles et aux froncements de sourcils des vertueux qui jugent bien futile de soccuper danimaux alors qu'il y a tant de détresses humaines... Et quand l'apôtre qui a englouti sa vie dans un refuge meurt ou devient impotent, que deviennent les bêtes ? Pardi, l'euthanasie en masse par les services de l'hygiène publique, pas fâchés d'être débarrassés.

Savez-vous que, si vous possédez plus de 9 chiens, vous devenez de ce seul fait refuge et devez déclarer la chose à votre mairie et à la D.S.V. (Direction des Services Vétérinaires) ? A partir de là, vous serez soumis aux inspections d'usage concernant les règles dhygiène, de sécurité, etc. En somme le bénévolat est pénalisé. Tout se passe comme si la seule voie normale était l'euthanasie systématique, le sauvetage étant considéré comme anormal, suspect et fortement découragé.

Il faut que l'animal cesse d'être considéré comme un objet, un bien meuble qu'on achète, qu'on vend, qu'on cède, avec à peine quelques restrictions concernant les mauvais traitements, d'ailleurs bien légèrement punis. Il faut que la survenue dun animal dans un foyer soit aussi grave, aussi importante, aussi contraignante que la naissance d'un enfant. Cest le formidable et trop prévu nombre d'abandons liés aux départs en vacances qui m'a mordu au cul. Savez-vous quils font la queue aux portes des refuges, les ... avant d'aller faire bronzer leurs gueules de sales cons ? Avec la planche à voile sur le toit de la voiture m'a-t-on confié. Que leurs têtes, à ces sous ... volent haut dans l'air, propulsées par les pales tranchantes des hélices des hors-bord, pêle-mêle avec celles des toréadors et des aficionados !
PS : Vous qui les aimez, faites les STÉRILISER ! Les laisser proliférer est criminel : ce sont ces portées innombrables qui fournissent la matière première des vivisecteurs et condamnent les refuges au naufrage.

François CAVANNA.
Photo du refuge de Beauregard
http://www.beauregard.fr

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# Posté le mercredi 13 juillet 2005 03:56
Modifié le mercredi 20 juillet 2005 09:31

Mon Testament

Mon Testament
A ma maîtresse!

Le fardeau de mes ans et de mes infirmités me pèse lourdement, et je sais ma fin prochaine.
C'est pourquoi moi, son chien,
dépose en secret dans l'âme de ma grande amie, ma maîtresse , mon testament.
J'ai peu de biens matériels à léguer.
Les chiens sont plus sages que les hommes.
Ils n'attachent pas grand prix aux choses de la terre.
Je n'ai aucun bien précieux à transmettre, si ce n'est mon affection et ma fidélité.
Je les lègue à tous ceux qui m'ont aimé; qui je le sais,
me regretteront le plus, ils ont été si bons pour moi.
Peut-être ai-je tort de m'enorgueillir,
mais j'ai toujours été un chien extrêmement affectueux.
Je demande à mes compagnons de route de toujours se souvenir de moi,
mais de ne pas me pleurer trop longtemps.
Au cours de mon existence, j'ai essayé de les réconforter dans la peine
et de lui apporter un surcroît de joie dans le bonheur.
Il m'est pénible de penser que, même dans la mort,
je pourrais leur causer du chagrin.
Je les prie de ne pas oublier qu'à leur tendresse et à leur sollicitude
je dois d'avoir été le plus heureux des chiens.
Mais maintenant me voici devenu pratiquement aveugle, sourd
et j'ai de très gros problèmes de dentition m'empêchant de manger;
ainsi ma fierté a fait place à une humiliation qui me déroute.
Je sens que la vie me reproche d'avoir trop prolongé la fête.
Je dois faire mes adieux avant de devenir un poids insupportable pour moi
et pour ceux qui m'ont donné leur affection.
Il me sera douloureux de les quitter, mais pas de mourir.
Contrairement aux hommes les chiens ne redoutent pas la mort.
Que se passe-t-il après? Nul ne le sait.
En tout cas, je suis au moins sûr de trouver la paix
et un long repos pour mon vieux coeur las, ma vieille tête,
mes vieux membres ainsi qu'un sommeil éternel
dans cette terre que j'ai tant aimée.
Il est un dernier voeu que je formule en toute sincérité.
J'ai entendu ma maîtresse, dire:
"Quand Il mourra, je n'aurai plus d'autre chien avant longtemps.
Je l'aimais tellement que je ne pourrai plus en aimer un autre."
Maintenant pour l'amour de moi, je lui demande de revenir sur sa décision.
Ce serait un bien piètre tribut à ma mémoire
que de ne jamais plus avoir de chien.
Je voudrais tant garder le sentiment que,
maintenant que j'ai fait partie de la famille,
il lui est désormais impossible de vivre sans la compagnie
du meilleur ami de l'homme!
Je n'ai jamais été exclusif ni jaloux.
J'ai toujours soutenu que la plupart de mes congénères sont bons
(même mes co-locataires à qui j'ai quelques fois autorisé à partager mon lit avec moi.
J'ai toléré leur amitié dans un esprit de générosité et,
dans mes rares moments de sentimentalité,
je leur ai même rendu un peu la pareille).
Aussi je conseille à ma maîtresse de choisir
un autre chien à son goût pour me succéder.
Il pourra difficilement être aussi bien élevé, aussi poli, aussi distingué
et aussi beau que je fus dans ma jeunesse.
Mais, je suis sûr qu'il fera de son mieux
et aussi que ses défauts inévitables contribueront,
par contraste, à perpétuer mon souvenir.
Je lui lègue mon collier, ma laisse, mon lit, mon ensemble de Noël.
Un dernier mot à ceux qui m'ont aimé,
Chaque fois que vous penserez à moi :
dites-vous avec regret, mais aussi avec bonheur,
en vous rappelant ma longue vie à vos côtés :
"C était un être qui nous aimait et que nous aimions.
" Si profond que soit mon sommeil, je vous entendrai,
et tout le pouvoir de la mort n'empêchera pas mon âme de chien
d'agiter la queue avec reconnaissance.

Votre chien fidèle qui veillera toujours sur vous.

...tiré d'un texte Sélection de Reader's Digest 1976.

Photos : www.raids-traineaux.com/Boreal_...
# Posté le jeudi 14 juillet 2005 05:58
Modifié le mercredi 20 juillet 2005 09:30

Lettre à mon maître!

Lettre à mon maître!
Lettre à mon maître
Ce matin tu étais déjà debout tu faisais tes bagages.
Tu as pris ma laisse... Que j'étais content...
Une petite promenade avant les vacances.
On est parti en voiture, tu t'es arrêté au bord de la route,
la portière s'est ouverte tu m'as lancé un bâton.
J'ai couru, couru, je l'ai attrapé, mais quand je me suis
retourné tu n'étais pas là.
Pris de panique, j'ai cherché dans tous les sens pour te
retrouver mais en vain.

De jour en jour je m'affaiblissais.
Un homme s'est approché de moi m'a mis une laisse,
et je me suis retrouvé en cage.
C'est là que j'ai attendu ton retour, mais tu n'es jamais venu.

La cage s'est ouverte mais ce n'était pas toi.
C'était cet homme qui m'avait ramassé.
Il m'a conduit dans une pièce qui sentait la mort...
Mon heure était venue.

Cher maître je veux que tu saches que malgré ce que tu m'as fait,
C'est ton image qui me revenait avant mon dernier soupir.
Et si je pouvais revenir sur terre c'est vers toi que je courrais : car je t'aime.

Photo : Gill Chamberland
http://gchamberland.club.fr
# Posté le vendredi 15 juillet 2005 09:22
Modifié le mercredi 20 juillet 2005 09:29

Abandon

Abandon
Je suis un chien perdu, un chien abandonné.

On m'a pris tout l'amour que je pouvais donner.
Il y a bien des jours que je suis vagabond.
Mes maîtres bien-aimés, si gentils et si bons,
En partant en congé la semaine dernière,
M'ont je ne sais pourquoi, jeté par la portière.
Je croyais à un jeu, un peu cruel peut-être,
Mais j'ai vu tout à coup leur auto disparaître.
Et je suis resté là au milieu de la route.
J'étais endolori, la culbute, sans doute.
Cependant j'ai couru, couru à perdre haleine,
En aboyant très fort, pour qu'enfin, ils reviennent.
Ce fut en vain, hélas !ne m'entendirent pas.
Et je suis malheureux, et je ne comprends pas.
Bien sûr, je deviens vieux, je n'y vois plus très bien.
Ah, qu'il est loin le temps, où encore jeune chien,
Ayant touché le c½ur de la petite fille,
Je faisais mon entrée au sein de la famille.
J'étais choyé alors, et rien n'était trop beau.
On me comblait d'honneurs, de baisers, de cadeaux.
Quand je devins plus grand, je n'ai pas oublié,
On m'accrocha au cou un superbe collier.
Je n'étais pas peu fier quand ma jeune maîtresse,
M'emmenait promener en me tenant en laisse.
J'appris à faire le beau à leur donner la patte,
A lancer un ballon, à cacher des savates,
A ne pas aboyer quand c'était défendu,
A revenir au pied, à rester étendu
A faire le gardien près du petit berceau,
A jouer au cheval, les enfants sur mon dos,
Bref, pendant des années, jusqu'à ce jour fatal,
Ce fut le grand bonheur, ineffable, total.
A présent c'est fini, je ne suis que douleur.
Je ne leur en veux pas, ils n'avaient pas de c½ur.
Mais je me sens bien las, j'ai froid, je suis mouillé.
Seigneur, je voudrais tant retrouver un foyer.
Je me ferai petit, ne tiendrai pas de place.
Je sais, je ne suis pas un chien de bonne race,
Mais pour peu que l'on m'aime et que l'on me caresse,
Je ne demande rien qu'un peu de gentillesse.
Que de ce noir chagrin, bien vite, on me délivre,
Et qu'on me rende enfin ma joie, ma joie de vivre.
Je suis un chien perdu, un chien abandonné,
Pourtant, j'ai tant d'amour encore à vous donner.



Renée Jeanne Mignard

Avec l'aimable autorisation de l'auteur.
Les poèmes de Renée Jeanne Mignard sont la propriété de l'auteur. Tout
usage quel qu'il soit est interdit sans son approbation.
Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le
consentement de l'auteur ou des ayants droit est illicite et constitue un
délit de
contrefaçon passible de 3 ans de prison et 300.000 euros d'amende. (Code
de la propriété intellectuelle)Loi du 11mars 1957

http://www.rj-mignard.net/


Photo de Bobby qui se trouve à la Vauclusienne et qui est menacé d'euthanasie
C'est plus qu'urgent pour lui.

Bobby a été adopté!!!!
# Posté le vendredi 15 juillet 2005 10:01
Modifié le lundi 20 octobre 2008 06:02